L'histoire du vignoble de Clochemerle

Créé par

Clochemerle

Professionnel

Article

Histoire

quelques articles sur le vignoble et les vignerons de Clochemerle.

Présentation
1) Extrait d’un article de journal non identifié :
Un jour, il y a bien longtemps, une véritable manne s’est abattue sur le beaujolais : la vigne ; Cela fit dire à Edouard Herriot : « Ce n’est pas une pomme qui a tenté la première femme, c’est une grappe de raisin beaujolaise. Comme je l’excuse et la comprend ! … »
Strabon géographe romain, avait pourtant décrété que le sol étant trop lourd au nord, la vigne ne pourrait pas mûrir.
C’était sans compter sur le caractère indépendant des Eduens, cette tribu gauloise, ancêtre des vignerons du Beaujolais . Bien que soumise à Rome, elle n’en continua pas moins une tradition viticole dont les origines remontent au 1er siècle de l’ère, pas moins.
Cette prédiction du romain aurait bien fait rigoler les Clochemerlins qui ne connaissent rien de meilleur que le délicieux nectar de leurs vignes.
Comme le curé de Cucugnan, celui de Clochemerle a fait la gloire du pays. Clochemerle, vous vous souvenez ? Cette paisible bourgade viticole du fin fond du Beaujolais que l’inspiration truculente de Gabriel Chevallier faillit, un instant faire sombrer dans d’abominables dépravations babylonniennes.

Restait à vérifier l’authenticité de Clochemerle. « C’est nous ! » affirmèrent les vignerons de Vaux –en Beaujolais. « Non, c’est nous ! » répliquèrent en écho ceux de Juliénas ; « Heu !.. » rétorqua l’auteur. Qui donc avait inspiré Gabriel Chevallier ?
Guéguerre de clochers, querelles épiques, procès mouvementé, rien ne manqua. Vaux, seul à posséder dans son dossier « d’authentique « pissotière face à l’église, fut reconnu, après expertise, par de sérieux magistrats, dignes du nom de Clochemerle.
En général, les communes ne sont pas particulièrement fières de leur surnom. Ici au contraire, c’est la gloire. On en rajoute même. Au point que le roman a donné d’autres dimensions à la vie quotidienne ; On se sent pris au jeu, on est Clochemerlin.
Il y a une grande rue à Clochemerle, elle monte sur la colline, elle accompagne, elle tourne avec les maisons. Elle vire, grimpe, passe devant le bureau de poste, la célèbre église du curé Ponosse, la place de la mairie ou rode l’ombre de Piechut, et puis se perd dans les vignes. Mais toutes les ruelles de Clochemerle conduisent « au monument », la pissotière, à quelques mètres seulement du caveau de dégustation. C’est la qu’on vient tirer la pellicule ou vider les trop-pleins ingurgités au cellier.
Lorsqu’on sort de la cave, c’est presque toujours en rase-mottes. Et ça presse !

2) Article paru le 21/07/92, sous le titre « Vaux en Beaujolais , un retour aux origines » :
A mi-chemin entre Lyon et Macon, Vaux doit sa renommée à la qualité de sa production viticole dont on dit que la première plantation eut pour origine l’arrivée des moines de Cluny au hameau de Montmain.
Les 570 hectares de vignoble exposés sur des terrains granitiques donnent des vins de saveur très fruitée au bouquet pénétrant.
Le beaujoalais nouveau est promu par les Gosiersec

3) Extrait d’un journal du 21/11/92 « La fête des maires »
A Paris, plus qu’ailleurs l’arrivée du Beaujolais nouveau est un rendez-vous immuable que beaucoup de « pisse-froid », « pisse-vinaigre » et aussi excusez nous, chers confrères , de « pisse-copies » s’escriment vainement à vouloir démolir en lui reprochant cette médiatisation qu’ils entretiennent eux-mêmes. Fi des esprits chagrins, le beaujolais primeur 92 est parti avec un départ en panache de la mairie du 8eme. Le premier maire et maître de céans , M.François Lebel, adjoint au maire de Paris et maire du 9 ème qui a reçu notre délégation beaujolaise composée des responsables de l’U.I.V.B et des artistes locaux.
Le deuxième maire est celui de la capitale du Beaujolais, venu encourager les troupes beaujolaises.
Le troisième maire est Raymond Philibert venu avec le Gosiersec de son célèbre village de Clochemerle.
Le quatrième maire est l’ex-premier ministre Jacques Chirac . Gérard Canard a défini le beaujolais nouveau comme friand aux aromates de fraises et de framboises, contrastant avec les parfums de cassis de l’an dernier. Jean-Jacques Pignard a déclaré ce gai beaujolais comme devant être reconnu d’utilité publique.
Jacques Chirac a surenchéri en remerciant pour cette occasion, de sortir de la morosité ambiante en apportant un peu de bonne humeur. Remerciant les maires présents ainsi que Francis Perrut, l’ancien premier ministre a tenu à rendre hommage à ce vin qui réjouit les cœurs, l’estomac et donc l’esprit.
Sur ces déclarations du premier magistrat de Paris, le beaujolais a pu envahir les rues de la capitale.